Avoir le nez bouché peut être lié à de nombreux facteurs, mais ce symptôme a un dénominateur commun : c’est une source de gêne et d’inconfort significative ! Ce phénomène se manifeste majoritairement pendant deux périodes de l’année, à savoir l’hiver qui, notamment en raison du froid, amène son lot d’affections de la sphère ORL, ainsi que le printemps, où toutes les personnes allergiques aux différents pollens se voient mener la vie dure.

Dans la très grande partie des cas, les congestions nasales sont bénignes et d’ordre passager, mais elles peuvent également devenir chroniques ou apparaître en raison d’une anomalie physique. Il existe cependant des solutions pour traiter chacun de ces cas, et nos pharmaciens de Pharma GDD ont très sérieusement fait le tour de ce désagrément pour vous apporter leurs solutions.

Pourquoi le nez est-il bouché ?

On distingue plusieurs types de pathologies susceptibles de déclencher une congestion nasale. Un premier élément à prendre en compte est que ce symptôme n’est pas nécessairement dû à un excès de mucus dans le nez.

Le mucus, plus vulgairement appelé « morve », est produit naturellement par l’organisme en quantité significative (1 à 2 litres par jour) car il a 2 fonctions essentielles à son bon fonctionnement. En premier lieu, il permet de piéger les particules indésirables dans l’air inspiré afin que celles-ci n’aillent pas dans les poumons, pour ensuite descendre dans l’estomac où la bile s’occupera de leur destruction. Il a également pour rôle d’humidifier et de réchauffer l’air avant qu’il n’aille dans les poumons, pour que celui-ci soit correctement absorbé par les alvéoles pulmonaires. Une surproduction de mucus est souvent synonyme d’une infection ou d’un désordre au niveau des muqueuses nasales, et c’est le fait que celui-ci ne puisse pas être intégralement ingéré en raison de sa quantité plus importante qui entraîne le fait qu’il ressorte par le nez. Lorsque l’air est trop froid, il arrive également que davantage de mucus soit produit pour bien réchauffer l’air avant qu’il n’atteigne les poumons, d’où le phénomène de la goutte au nez !

Mais avoir le nez bouché n’inclut pas nécessairement que celui-ci coule également. Parmi les causes de la congestion nasale, les plus fréquentes sont passagères, mais cela peut également devenir chronique voire provenir d’une anomalie physiologique plus importante.

Les affections passagères

Très souvent, le nez bouché est dû soit à une rhinite allergique, soit à une rhinite virale (plus communément appelée rhume). Ils n’ont pas tout à fait les mêmes symptômes, mais peuvent tous créer des congestions nasales importantes :

  • La rhinite allergique : elle est liée à la présence d’un allergène dans l’air, qui peut être du pollen, de la poussière, des moisissures, des poils d’animaux, etc. Elle s’exprime par un gonflement des fosses nasales en raison de l’irritation créée, celle-ci étant due à la réaction excessive de défense de l’organisme. En conséquence, davantage de fluides sont créés pour évacuer les particules allergènes, et la combinaison de ces deux réactions empêche rapidement une respiration normale.
  • La rhinite virale (ou rhume) : tout comme la rhinite allergique, elle se caractérise également pas une congestion et un écoulement nasal, mais peut aussi être accompagnée de fièvre, de maux de tête ainsi que de fatigue. Elle est causée par une exposition à un virus (coronavirus ou rhinovirus), celui-ci se fixant directement sur les muqueuses du nez, de la bouche et des yeux, créant ainsi des inflammations. L’organisme met en moyenne une semaine à la soigner totalement.

 

Les affections chroniques

Dans certains cas, les congestions nasales sont de plus longue durée, puisqu’elles peuvent durer de plusieurs semaines à quelques mois, et sont alors considérées comme chroniques. Deux pathologies sont ainsi mises en cause :

  • La sinusite chronique : c’est une inflammation des sinus due à des bactéries, des champignons ou des virus, voire parfois à une concentration du substances allergènes quand les sujets présentent un terrain allergique. Elle crée des perturbations au niveau du drainage du mucus, ce qui entraîne la congestion, mais se caractérise également par un écoulement nasal régulier et des douleurs sur le pourtour des yeux.
  • La rhinite vasomotrice : beaucoup plus courante chez les femmes, elle se manifeste principalement par le fait que le nez soit bouché, mais aussi par une augmentation de la fatigue. Le principal facteur mis en cause dans cette pathologie est le stress, mais cela peut aussi être dû à la pollution, à la poussière, …

 

Les cas particuliers

Si les causes du nez bouché ne se trouvent pas parmi ces premières pathologies, elles peuvent alors se cacher derrière 2 autres possibilités :

  • Une anomalie structurale du nez : il s’agit d’une anomalie de forme, qui peut concerner les os, les ailes ou les valves du nez, ou encore la cloison nasale. Cela peut ainsi créer une obstruction mécanique, qui ne peut être corrigée que par le biais d’une chirurgie. Ce défaut peut survenir à la suite d’un traumatisme, mais peut aussi être congénital.
  • Un polype : c’est une tumeur le plus souvent bénigne, qui se développe sur les muqueuses et bloque la cavité naturelle d’un organe. Il peut être facilement retiré à l’aide d’une chirurgie, mais peut aussi parfois être une lésion précancéreuse, qui demande en conséquence un traitement plus adapté. Si plusieurs polypes se développent côte à côte, on parle alors de polypose.

 

Nez bouché : que faire ?

Lorsque la congestion nasale ne relève pas d’un cas particulier, il existe de nombreuses solutions aux propriétés expectorantes, fluidifiantes ou décongestionnantes qui permettent de retrouver une respiration normale.

  • Les hypertoniques

Conditionnés sous forme de sprays nasaux, les hypertoniques sont tous composés d’eau de mer afin de créer un effet osmotique. Cela signifie qu’ils créent un mécanisme d’appel d’eau dans le nez, comme si l’eau piégée dans les muqueuses était aspirée, ce qui entraîne une action mécanique décongestionnante. Cela permet une diminution de l’œdème de la muqueuse nasale, contribue à l’évacuation du mucus et facilite donc grandement le passage de l’air.

Utiliser des huiles essentielles pour décongestionner le nez

L’aromathérapie est un domaine qui s’est énormément développé en Occident ces 30 dernières années, et qui apporte des solutions très intéressantes au niveau thérapeutique. Ainsi, utilisées en diffusion, en inhalation ou en application locale, certaines huiles essentielles bénéficieraient de propriétés très intéressantes pour combattre le nez bouché :

  • L’eucalyptus globuleux (eucalyptus globulus) : il serait idéal pour décongestionner le nez, et serait également source de propriétés expectorantes et mucolytiques.
  • Le niaouli (melaleuca quinquenervia) : conviendrait à apaiser les muqueuses nasales irritées, et jouirait aussi d’une très bonne action antivirale très efficace contre le rhume.
  • La menthe poivrée (mentha x piperita) : elle dégagerait instantanément le nez, en contractant les vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale et en désépaississant le mucus pour favoriser son écoulement, tout en offrant une grande sensation de fraîcheur.
  • La ravintsara (cinnamomum camphora) : anti-infectieuse, elle serait donc très utile si la congestion est due à un virus, et serait en plus dotée d’une légère action expectorante.
  • L’estragon (artemisia dracunculus) : elle serait vectrice de puissantes vertus anti-allergiques, et conviendrait ainsi parfaitement en prévention ou pendant une rhinite allergique.
  • La lavande aspic (lavandula spica) : en synergie avec d’autres huiles essentielles, elle renforcerait l’action expectorante pour dégager efficacement les voies respiratoires.

Attention, ces indications ne constituent en rien une prescription médicale, elles sont basées sur des usages traditionnels ou anciens des huiles essentielles. Pour une utilisation sûre et adaptée, il est indispensable de se référer aux conseils d’un thérapeute, d’un médecin ou d’un pharmacien.

L’homéopathie pour nez bouché

Comme pour l’aromathérapie, l’utilisation de l’homéopathie doit se faire sur la prescription d’un médecin, afin de bien respecter la posologie et les dosages. Ainsi, le Nux Vomica conviendrait lorsque le nez coule dans la journée et est bouché la nuit, le Sambucus Nigra quand le nez est totalement congestionné, l’Hydrastis lorsque les sécrétions nasales sont jaunes et irritantes, ou encore le Dulmacara quand le nez se bouche à cause du temps humide.

Les remèdes de grand-mère pour déboucher le nez

Nos chères mamies ont toujours des cartes à sortir de leur manche pour nous apporter des solutions qu’elles seules peuvent nous proposer, mais qui sont le plus souvent très efficaces. Voici les plus connues :

  • Se mettre une serviette chaude sur le visage, ou prendre une douche bien chaude, permet de soulager un peu les voies respiratoires, et est notamment très bon si la congestion nasale s’accompagne de maux de tête.
  • Renifler un oignon coupé en 2, car celui-ci bénéficie naturellement de propriétés mucolytiques, expectorantes et fluidifiantes grâce aux composés soufrés qu’il contient.
  • Mettre des gousses d’ail écrasées dans de l’eau chaude, puis inhaler les vapeurs en se recouvrant la tête d’une serviette au-dessus du bol contenant le mélange.
  • Manger pimenté, car cela a pour effet de dissoudre les mucosités.
  • L’eau citronnée, en diluant simplement quelques gouttes de citron dans de l’eau, puis en aspirant directement la solution par une narine en la réévacuant quelques instants plus tard. La même manipulation se fait ensuite par l’autre narine. Cette technique peut faire ingérer un peu d’eau citronnée, ce qui n’a bien sûr aucun effet néfaste sur la santé.

 

Nez bouché la nuit : quelles solutions ?

Avoir le nez congestionné pendant la nuit trouble considérablement la qualité du sommeil, et peut même renforcer les ronflements ainsi que les apnées du sommeil. Afin de vous éviter des nuits compliquées, voici quelques solutions pour mieux respirer pendant votre sommeil :

  • Boire une tisane à base de thym avant d’aller se coucher, car c’est un excellent désinfectant des voies respiratoires.
  • Boire également beaucoup d’eau, car cela irrigue les muqueuses et facilite la fluidification des liquides encombrants.
  • Prendre une douche ou un bain chaud, le fait de respirer la vapeur d’eau aidant à fluidifier les mucosités, et donc à éviter que celle-ci ne bloque complètement la respiration par le nez.
  • Utiliser une solution hypertonique juste avant le coucher afin de bien se nettoyer le nez.
  • À moins de posséder directement un humidificateur d’air, poser un verre d’eau plein sur le radiateur chaud, car cela diffusera naturellement de l’humidité dans la pièce et facilitera ainsi la respiration.
  • Dormir avec la tête surélevée, et de préférence sur le dos, car cela permet de faciliter la circulation de l’air dans les voies respiratoires.
  • Petite technique atypique, mais qui aurait fait ses preuves : appuyer pendant 30 secondes entre les 2 sourcils avec le pouce, et appuyer dans le même temps avec la langue sur le haut du palais, entre le palais mou et le palais dur.

 

Nez bouché chez l’enfant

Avant l’âge de 3 mois, il faut être très vigilant si l’enfant connaît des congestions nasales, car il ne sait alors pas encore respirer par la bouche, et il faut impérativement consulter un médecin. Il existe 3 solutions pour déboucher le nez d’un enfant :

  • Les mouche-bébé, qui s’insèrent directement dans la narine et aspirent les sécrétions nasales.
  • Les sérums physiologiques, en couchant le bébé sur le dos, en inclinant sa tête sur le côté et en introduisant du sérum dans la narine la plus haute puis en la rebouchant, afin que le liquide s’écoule directement par l’autre narine.
  • Les solutions à base d’eau de mer non concentrée et non iodée, qui s’utilisent comme le sérum physiologique.

À partir de l’âge de 3 ans, la donne devient plus facile car on retrouve également en pharmacie de nombreuses solutions qui peuvent permettre de traiter efficacement ce désagrément.

Les causes d’une congestion nasale sont donc nombreuses, et même si ce phénomène est très vite contraignant, il existe de nombreuses solutions pour en venir à bout, qu’il s’agisse de médicaments, d’huiles essentielles, d’homéopathie ou de nos bons remèdes de grand-mère ! Cependant, si les symptômes ne disparaissent pas malgré ces efforts, il est important d’aller consulter un médecin pour vérifier que cela ne cache pas une pathologie plus grave.

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